Le Saviez-vous? La viande de brousse au Congo

Le Saviez-Vous?: La viande de Brousse

Ponténégrins ou expatriés installés à Pointe Noire, l'équipe de RENATURA souhaite profiter de cet espace pour évoquer un sujet qui lui tient à cœur et concerne tout le monde : à savoir la question de la viande de brousse.

 

Ce sujet est délicat et trop souvent les tenants et les aboutissants de cette thématique environnementale sont ignorés par le grand public. Rénatura se propose de vous présenter quelques éclaircissements sur cette filière et les lois qui la régissent:

 

crocodcoupLa chasse (puisque toute viande de brousse au Congo est issue de cette activité) est réglementée par la Loi sur la faune qui a été mise à jour en novembre 2008. Elle est officiellement ouverte chaque année du 1er mai au 30 octobre. Il faut savoir que pendant la saison des pluies, les animaux sont en pleine période de reproduction et que bien souvent les animaux chassés pendant cette période sont en gestation. Ainsi, chasser, vendre ou consommer de la viande de brousse du 1er novembre au 30 avril, est interdit par la loi (sauf pour la consommation propre des communautés locales), ce qui n’empêche pas les marchés des grandes villes d’être approvisionnés de façon continue en viande de toutes sortes.


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Concernant maintenant la période de chasse, il faut savoir que la chasse elle-même est réglementée et demande l’obtention d’un permis de chasse (petite ou grande chasse) et le respect de quotas par espèce chassable ainsi que bien sûr une liste des animaux intégralement ou partiellement protégés. Les Directions Départementales des Eaux et Forêts qui régissent ces activités n’enregistrent chaque année que très peu de demandes officielles de permis de chasse qui sont, en outre, en grande majorité destinés à la chasse sportive (récréative) et non à la chas22 01 06 tete tortue coupe en 2  Mvoumvouse commerciale. Ainsi, même en période d’ouverture de chasse, la viande de brousse présente sur les marchés est en grande partie illégale, non gérée et par conséquent non durable. Des techniques de chasse telles que les prises au piège à câble sont également interdites mais néanmoins très employées. Ces pièges capturent indistinctement n’importe quel animal, protégé ou non. On trouve ainsi sur les étales, tout au long de l’année, un nombre considérable d’animaux de toutes sortes dont certaines espèces menacées de disparition et intégralement protégées : le chimpanzé, le gorille, l’éléphant, le python de Seba (communément appelé “Boa”), les différentes espèces de crocodiles, tortues marines... Les ressources fauniques congolaises sont surexploitées, et les autorités ont beaucoup de difficultés à faire appliquer la législation en vigueur et endiguer ce braconnage massif.

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En outre, tous les chasseurs que nous avons interrogés sont unanimes sur le fait que le nombre d’animaux présents dans leur zone de chasse a considérablement diminué et qu’il leur faut désormais faire plusieurs jours de chasse pour espérer avoir une proie. Cette activité cynégétique n’est plus en effet une activité alimentaire mais bel et bien une activité rémunératrice qui obligent les chasseurs à chasser tout ce qu’ils trouvent sans faire de distinction entre les espèces ou les espaces protégés ou non (cf le Parc National de Conkouati-Douli qui mène de grandes campagnes de lutte contre le braconnage). Il est d’ailleurs très difficile d’observer un animal sauvage en pleine nature.

 

Sans parler de l’aspect sanitaire de ces viandes qui, à l’instar de la fièvre de Marbourg ou Ebola, ou encore de maladies bactériennes ou parasitaires, peuvent véhiculer des épidémies dans les communautés.

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Apporter ces notions environnementales à tous permet également de donner à chacun les outils pour être des citoyens conscients des réalités d’un pays comme le Congo où les problèmes environnementaux ne manquent pas. Bien trop souvent, on ne s’interroge pas ou peu sur les tenants et les aboutissants d’une telle filière. La vue d’un marché de viande de brousse, avec ses odeurs, ses animaux découpés ou vivants, ses mouches… va nous rebuter, des documentaires sur le braconnage nous émouvoir mais l’opportunité de consommer une viande "exotique" paraîtra au touriste un excellent souvenir de voyage, alors qu’il aura participé de façon indirecte à la destruction d’espèces sauvages.

 

Plusieurs associations environnementales fournissent de gros efforts pour tenter de limiter cette menace environnementale : Jane Goodall Institut, PPG, Endangered Species, WCS et bien sûr Rénatura Congo…

 

Ne pas consommer de viande issue d'animaux sauvages est une des actions que tout un chacun peut faire pour nous aider à conserver l'environnement congolais!

 

 

Loi sur la faune 2008 de la République du Congo

 

Arrêté N°6075 de 2011 listant les animaux protégés en République du Congo

Devenez bénévole pour Rénatura Congo

 (Publié le sept 2017)

Vous souhaitez devenir acteur de la préservation de l’environnement, rejoignez-nous !

Rénatura développe de nombreux projets sur lesquels vous pouvez participer. Que vous ayez ou non une expérience dans le domaine de la conservation de la biodiversité, toute bonne volonté est la bienvenue.

 

Les principaux projets en cours ou à venir rapidement sont :

L’organisation du festival de la Biodiversité

Chaque année, autour de la Journée Internationale de la Diversité Biologique, Renatura organise un évènement pour promouvoir la Biodiversité. L'association souhaite renouveler l’expérience cette année et cherche des bénévoles pour l’organisation de l’événement.

Le guide pédagogique

Les professionnels de l’Education à l’Environnement (EE) ont constaté ses dernières années que les enseignants avaient des difficultés pour intégrer l’EE dans leurs cours, par manque de bibliographie, de supports, d’intervenants extérieurs. Afin de les y aider, Rénatura a créé un fond documentaire qui leur sera proposé avec un accompagnement.

Aujourd’hui, le projet en est à l’étape de vulgarisation et diffusion du fond documentaire. Cette phase demande un suivi dans les écoles.

La préparation des chroniques radios

Régulièrement, les éducateurs à l’environnement de Rénatura enregistrent des chroniques radio. L’objectif est de vulgariser des problèmes écologiques et sanitaires afin d’informer la population ponténégrine et brazzavilloise sur ces enjeux et de les aider à adopter une attitude responsable. Pour les rendre plus dynamiques, ces chroniques sont parfois alimentées d’interviews ou de micros-trottoirs.

Le travail consiste à soutenir les éducateurs dans la préparation et le montage audio de ces chroniques.

La préparation des émissions télé

Depuis 2017, Renatura réalise, en partenariat avec la société de production Zéro Killed, une émission télévisée : Nature & Co. Diffusés sur la chaine TNT Canal 2, ces numéros demandent du temps de conception, de réalisation et de montage. L’objectif est de promouvoir des initiatives environnementales locales, d'aborder des thèmes écologiques divers à destination du grand public. Une émission dure environ 30 minutes et est constituée de deux temps: un reportage et un entretien avec des invités.

Le travail consiste à aider à la réalisation de ces chroniques.

Le développement du programme d’éco-tourisme

Rénatura propose des sorties touristiques autour des libérations de tortues ou de leurs pontes. Ces activités alimentent une caisse communautaire qui permet aux villages de financer des projets d’intérêt généraux.

Rénatura souhaiterait améliorer la diffusion de l’information sur ces activités, et ainsi renforcer l’accompagnement des communautés côtières.

Les enquêtes sur la consommation de viande de brousse

Pour Rénatura, il est intéressant d’avoir des indicateurs sur la consommation potentielle de viande de tortue marine. Bien que le taux de braconnage soit très faible, il est possible que certaines tortues se faufilent bien malgré elles au travers de notre surveillance anti-braconnage.

Des enquêtes doivent donc être réalisées dans les différents lieux de vente ou de consommation de viande de brousse (marchés, restaurants, hôtels,…).

La nature a besoin de nous tous, soyez bénévoles !

Pollution de la côte congolaise : Rénatura, aux côtés des pêcheurs, alerte !

Septembre 2012

Rénatura entretient depuis maintenant de nombreuses années une relation de confiance avec lesmer petrole communautés de pêcheurs artisanaux le long de la côte congolaise. Un des meilleurs exemples de cette collaboration étroite a eu lieu le 26 septembre dernier : l’équipe de Rénatura a été contactée par les pêcheurs de la Pointe-Indienne qui souhaitaient l’avertir qu'une pollution en hydrocarbure se déversait sur leur plage et demandaient à l’association d'intervenir.
Rénatura n’a malheureusement que peu de moyens pour intervenir mais se veut néanmoins être un relais de ce type d’information qui porte préjudice autant à l’environnement marin qu’aux acteurs locaux qui en dépendent, preuve s’il en est de l’interdépendance de ces questions !
Ces pollutions sont malheureusement trop fréquentes sur les côtes congolaises. plage petroleDes dépôts de boulettes de pétrole surviennent en effet régulièrement sur les plages mais généralement de façon localisée. Le dépôt enregistré ces jours-ci a cependant pris une ampleur inhabituelle : des boulettes de pétrole sont disséminées sur toute la plage entre Pointe-Noire et Holl-Moni (± 40km), et certaines tortues libérées par les agents de Rénatura présentent des plaques de pétrole collées sur la carapace et le plastron. 
Rénatura a donc interpelé toutes les autorités en charge de ces questions, leur a fourni des photos de cette catastrophe et assuré de son soutien dans la découverte des causes de ce désastre écologique.

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picto arbre Programme d'accompagnement des pratiques de pêche au Congo (juin 2012)
picto arbre Rénatura pose des balises Argos sur deux tortues vertes, une première en Répbulique du Congo ! (avril 2012)
picto arbre Rénatura au 32ème Symposium International des Tortues Marines au Mexique (mars 2012)
picto arbre Journée mondiale des Zones humides (février 2012)

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